Parc de Chitwan : réserve naturelle

Nous avons rendez-vous à 7h30 avec nos guides pour un safari à pied. La journée nous coûte 4000 roupies + 300 pour un pique-nique complet et bien empaqueté (environ 40€)

Maya la propriétaire de l’evergreen lodge nous briefe en français sur les consignes de sécurité avec les animaux. 

Si vous croisez un ours, vous devez vous rassembler et faire le plus de bruit possible pour lui faire peur, si vous croisez un rhinocéros vous lui jetez quelque chose pour qu’il s’arrête pour le sentir, et vous courez en zigzag. Vous pouvez aussi monter à un arbre. Si vous croisez un tigre, vous le regardez dans les yeux et vous reculez sans détourner le regard, car ils attaquent toujours par derrière, en général au cou. Vous devez faire le moins de bruit possible pour voir le plus d’animaux et aussi pour éviter d’attirer le tigre vers vous.

Ok, on est pas rassurées, nous partons avec 3 autres filles espagnoles, mais qui par chance ont appris le français, c’est comme ça qu’elles se connaissent. 

Un premier charmant guide « Sum » nous redonne les consignes en anglais et nous partons vers notre pirogue ou le second guide « Sundip » nous attends.

La pirogue est une sorte de barque peu profonde et chaque mouvement la fait balancer, nous montons donc une par une et devons nous assoir sur une petite planchette de bois en file indienne avec notre gilet de sauvetage. 



De la berge nous apercevons déjà un crocodile. 

Le guide à l’arrière s’occupe de faire avancer la pirogue, c’est parti pour un trajet de plus d’une heure, les paysages sont sublimes, au début nous avons souvent peur de tomber, nous croisons une multitude d’oiseaux et les 2 sortes de crocodiles présents ici, celui qui ne mange que des poissons qui à les mâchoires longues et fines et appelé gavial et le mangeur d’hommes qui ressemble plus à ce que nous connaissons.


Les buffles et les rizières nous entourent, puis la savane, c’est la que nous descendons, heureusement car je commence à être malade …

Le guide nous annonce qu’il va chercher un rhinocéros et quelques minutes plus tard nous en apercevons un. 

À partir de là nous devons marcher en ligne et ne pas nous éloigner. Il y a une multitude de végétations différentes. Après une vingtaine de minutes, nos guides ont repéré quelque chose et demandent à une des filles de monter dans un arbre, puis quelques minutes après une seconde en faisant monter la précédente plus haut, tout en indiquant où mettre ses pieds ou ses mains, nous finissons par toutes être dans l’arbre à rechercher les rhinocéros, bien que le guide nous dit en voir 4, nous n’en voyons qu’un, mais il n’est pas loin, peut-être 50 mètres, dans les hautes herbes, nous ne distinguons que le haut de son corps, les guides savent que si nous ne faisons pas de bruit le rhino va venir vers nous, il y a juste devant nous a quelques mètres, une belle flaque de boue pleine d’eau et effectivement au bout d’une vingtaine de minutes il vient y prendre son bain. 

Nous commençons à avoir la bougeotte et le rhinocéros nous entend, à chaque mouvement il tend une oreille. 

Voyant que nous n’arrivons plus à contenir la position, les guides décident de faire fuir l’animal en lui jetant un bâton, effectivement celui-ci s’enfuit lourdement et bruyamment mais aussi rapidement qu’il peut, c’est assez amusant.


40 minutes avec 5 filles dans cet arbre, c’est comique, et les guides n’ont pas arrêté de nous prendre en photo. 

Nous reprenons notre marche, ça ressemble à une chasse, nous écoutons les bruits et marchons aussi silencieusement que possible, les guides eux repèrent les traces de pattes, les mouvements dans l’eau, et les crottes fraîches, ils reconnaissent même les odeurs d’urine, les phéromones …


Plus loin nous traversons une rivière pieds-nus, et nous trouvons le bois d’une biche, on nous explique que les bois créent une nouvelle branche chaque année, donc dans notre cas, le bois est divisé en 3 branches, ça veut dire que la biche avait 3 ans quand elle l’a perdu. Une fille dit qu’elle aimerait bien l’emporter, mais c’est interdit. Le guide propose alors de lui en couper un bout avec un couteau, il y passe quelques minutes mais ça ne marche pas bien, il fini sa découpe avec une grosse pierre, d’un coup sec. Et voilà petit cadeau pour la demoiselle, je pense que nous sommes toutes jalouses.


Plus loin nous faisons notre pause repas, sur un gros tronc d’arbre mouillé, avec un autre groupe. Un guide nous offre des épines de porc-épic qu’il ramasse près d’une rive.

Sum monte faire la sieste dans un arbre, normal…

Et nous repartons, toujours dans le stress de nous faire attaquer à tout moment, nous suivons la piste d’un rhinocéros. Nous apercevons un paon dans les buissons. 

Et à nouveau on nous fait grimper dans un arbre, a 5, mais celui ci a moins de prises et on ne peut pas monter assez haut pour apercevoir le rhinocéros, on l’entend bien en revanche. 

Pendant qu’on s’amuse prendre quelques photos, Je pense que comme moi les guides ont entendu un rugissement et nous font redescendre calmement, ils disent « we met the Tiger, this place is not safe » (nous avons rencontré le tigre, cet endroit n’est pas sûr). 

Après ça il semble qu’on est moins dans l’optique de chercher un rhinocéros, mais plutôt d’avancer simplement. Nous passons une famille de singes qui sautent autour de nous et font balancer les arbres. Puis un éléphant, tellement énorme qu’il semble être un mur de roche au milieu des arbres, et ses petits, nous devons passer rapidement. Et il nous semble apercevoir des chaînes sur l’un d’entre eux. 


Près d’une rivière nous faisons un petit rituel, avec des plantes qui s’attirent ou se repoussent, soit disant que ça dépends si l’on est heureux ou pas, 2 filles essayent et ça se repousse, elles ne sont pas contentes, Maguie et moi essayons et ça se rapproche lentement jusqu’à s’accrocher, love is in the air…

Ensuite ils nous font goûter différentes plantes aux propriétés médicinales. 

Et puis nous faisons une halte près d’une rivière, où l’on nous propose de nous baigner, un gars nous a dit la veille qu’il s’était baigné là et qu’il y avait des crocodiles, on était pas très chaudes, mais force de provocation, le guide parvient à convaincre la moitié d’aller se baigner.

Ensuite il veut nous faire bouffer le cul des fourmis rouges vivantes, seules Maguie et moi et essayons, mais ce n’est pas évident, et un peu effrayant, même si apparement ça ne les tue pas, mais un simple contact avec la langue et on sent une acidité telle un citron très puissant. Imaginez un asiatique bronzé en tenue militaire qui vous temps une fourmi entre 2 doigts et vous dit d’arracher son cul avec les lèvres …. 

après il nous fait goûter les pommes des rhinocéros, horrible, assez de torture, nous repartons pour retourner à la lodge, 1h30 de marche dans différents paysages, nous suivons un groupe de biches que nous apercevons de temps en temps, et des tas d’oiseaux. 

Courte traversée en pirogue et voilà la fin de notre safari.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s